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Il peut être défini comme toute étude
systématique d’un médicament chez l’homme,
qu’il s’agisse de volontaires malades ou sains,
afin d’en étudier l’efficacité,
les effets secondaires ou la pharmacologie. Il rentre dans
le cadre de la Recherche biomédicale qui englobe
tous les essais ou expérimentations organisés
et pratiqués sur l’être humain visant
" à étendre la connaissance scientifique
de l’être humain et les moyens susceptibles
d’améliorer sa condition ".
Quelques
définitions
Avant d’être prescrit par un médecin,
un médicament fait l’objet de recherches et
de vérifications. Après avoir été
étudié au laboratoire et chez l’animal
et si le dossier pré-clinique présente de
sérieuses garanties, la nouvelle molécule
pourra être testée chez l’être
humain.
- Les différents types d’essais thérapeutiques
:
phase
I : Premiers essais d’un nouveau principe actif
chez l’homme, (faisant souvent appel à des
volontaires sains). L’objectif est d’évaluer
sa sécurité d’emploi et d’établir
la pharmacocinétique du principe actif.
phase
II : Essais thérapeutiques pilotes
L’objectif est de mettre en évidence l’activité
chez des patients souffrant d’une maladie que le principe
actif du médicament doit permettre de traiter.
phase
III : Essais chez des groupes plus importants de malades
afin d’évaluer la valeur thérapeutique
globale et relative du médicament étudié.
Les médicaments sont alors souvent testés
en association et comparés à des shémas
thérapeutiques de référence.
phase
IV : Ces essais sont réalisés après
la mise sur le marché d’un médicament.
Ils peuvent concerner la pharmacovigilance ou l’évaluation
de stratégies thérapeutiques en association
avec d’autres médicaments.
Essais randomisés (Random = " hasard ")
:
Essai au cours duquel l’attribution aux différents
groupes de traitement est effectuée au hasard, par
tirage au sort, assurant ainsi la comparatibilité
de ces groupes, seul le tirage au sort permettant de créer
des groupes semblables.
Essais en " simple aveugle " :
Essai au cours duquel le patient ignore le traitement qu’il
reçoit, alors que le médecin le sait.
Essais en " double aveugle " :
Essai au cours duquel le patient et l’investigateur
ignorent le traitement reçu par le patient afin d’éviter
le risque de modification du critère de jugement
par la subjectivité du patient ou du médecin.
Essais " ouvert " :
Essai au cours duquel le patient et le prescripteur connaissent
la nature et la dose du médicament prescrit.
Essais sans bénéfice individuel direct
:
Une recherche est SBID quand les participants ne peuvent
espérer un bénéfice immédiat
(Exemple : la pratique d’une nouvelle technique d’imagerie
chez un volontaire sain).
Essais avec bénéfice individuel direct
:
Une recherche est à BID quand on peut en attendre
un bénéfice immédiat pour les personnes
concernées (Exemple : efficacité d’un
nouveau médicament).

Vous
êtes protégé par la loi
Jusqu’à l’adoption de la loi Huriet,
il n’existait pas dans le droit français de
dispositions définissant le cadre de réalisation
des essais thérapeutiques.
Adoptée le 20 décembre 1988, elle garantit
la protection des personnes qui se prêtent à
des essais thérapeutiques.
1. Avant d’être proposé à
des volontaires, chaque protocole doit être soumis
à l’avis d’un Comité consultatif
de protection des personnes dans la Recherche biomédicale
(CCPPRB).
Composition d’un CCPPRB
Conformément à la réglementation,
les membres actuels ont été nommés
par le Préfet de Région d’après
une liste de personnes représentant les diverses
catégories concernées : médecins ou
personnes qualifiées en matière de recherche
biomédicale, médecins généralistes,
pharmaciens, infirmiers ou infirmières, personnes
qualifiées en matière d’éthique,
personnes qualifiées dans le domaine social, personnes
autorisées à faire usage du titre de psychologue,
personnes qualifiées en matière juridique.
Rôle
Ces comités ont pour mission de s’assurer que
les projets de recherches biomédicales satisfont
aux conditions fixées par la loi. Celà implique,
pour eux, une double tâche :
d’une part, vérifier que la recherche présente
une rigueur suffisante (en effet tout ce qui n’est
pas scientifique n’est pas éthique)
° d’autre part, garantir les droits des personnes
qui s’y prêtent (comme leur nom l’indique,
ils ont pour mission de protéger les personnes dans
la recherche biomédicale).
2. Le consentement éclaire
Il est nécessaire que chaque patient soit informé
de toutes les conséquences de sa participation avant
d’être inclus dans un essai clinique.
L’information doit être donnée préalablement,
à la fois oralement et par écrit, par le médecin
responsable de l’essai. Il doit :
 informer
le patient du but de l’étude et de la durée
 expliquer
les risques et les bénéfices liés à
la participation dans l’essai
 décrire
les produits qui seront utilisés, y compris, le cas
échéant, le placébo
 éventuellement,
expliciter le principe de la randomisation
 décrire
les contraintes de l’étude : celles en rapport
avec le traitement, les prélèvements sanguins,
le nombre de visites de surveillance
 expliquer
que la participation est facultative et que le patient peut
interrompre sa participation à tout moment
sans que le suivi médical soit compromis et les risques
augmentés en cas d’arrêt avant le terme
de l’étude
 informer
le patient de l’existence de procédures de
compensation et d’indemnisation dans le cas de pathologie
liée à l’étude
 informer
le patient de la confidentialité des données,
bien que celles-ci soient transmises au responsable de l’étude
 avoir
l’avis du CCPPRB.

Vos
droits et vos devoirs
Seul un médecin peut vous proposer d’entrer
dans un essai.
Le bénéfice ne peut être appréhendé
qu’au regard du risque qu’il comporte : le médecin
doit vous renseigner sur les bénéfices réellement
escomptés et les risques potentiels auxquels le traitement
nous expose. Vous pouvez prendre d’autres avis avant
de donner votre accord.
Participer à un essai, c’est en accepter les
règles. L’essai peut exiger :
 un
engagement de longue durée
 de
répondre à des questionnaires
 de
prendre des comprimés
 de
se rendre à des consultations fixes
 de
se prêter à des examens répétés
d’être
suivi par un autre médecin que le médecin
habituel.
- La confidentialité est respectée :
 le
respect du secret médical s’applique aussi
à l’essai thérapeutique
 Toutes
les informations recueillies sont transmises sous un numéro
de code et jamais de manière nominative.
- L’interruption de l’essai :
Le déroulement d’un essai thérapeutique
peut être interrompu prématurément :
 pour
des raisons scientifiques (supériorité d’un
des deux traitements après une analyse intermédiaire)
 pour
des raisons d’ordre médical
 par
simple décision du volontaire. Dans ce cas, vous
continuerez de bénéficier d’un suivi
et vous serez informé des mesures de surveillance
ou des précautions à prendre à la suite
de l’interruption de l’essai.
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